Les Implants dentaires


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L’implantologie dentaire, c’est la fixation dans l’os d’une racine artificielle en titane qui, émergeant de la gencive supportera une dent (ou élément) prothétique. Le succès est obtenu d’une part avec des investigations radiologiques très précises (panoramique, scanner) et d’autre part grâce à l’application d’une méthode rigoureuse.

La phase de mise en place de l’implant consiste à ouvrir la gencive et à insérer l’implant dans l’os. La gencive est ensuite refermée autour de l’implant laissant dépasser une vis (vis de cicatrisation).

 

L’intervention dure entre 30 minutes et 2h selon le nombre d’implants. Dans la plupart des cas, elle est simple et non traumatique. Elle se fait sous anesthésie locale. Les fils (sutures) sont retirés à 8/10 jours.

Une période d’attente permet l’ostéointégration et varie de 2 à 4 mois. L’os vient coloniser l’implant pour y adhérer fortement. Une prothèse provisoire peut éventuellement être mise en place pendant cette période.

L’implant peut ne pas s’ostéointégrer; il devient alors mobile et douloureux. Il faut impérativement l’enlever. On attendra plusieurs semaines de cicatrisation et on pourra alors reposer un autre implant. 

Plusieurs facteurs d’ordre général peuvent empêcher cette intégration dans l’os:

  1. -une mauvaise hygiène dentaire
  2. -une consommation importante de tabac: à partir de 15 cigarettes par jour, le risque d’échec est multiplié par 3,5
  3. -un diabète trop important non équilibré

Après la phase d’ostéointégration, les implants sont prêts à recevoir la prothèse.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de réaliser une chirurgie parodontale (greffe, réaménagement de la gencive autour de l’implant) afin d’améliorer l'esthétique :


Les greffes en implantologie

Les implants dentaires peuvent trouver leurs indications dans plusieurs domaines:


Remplacement de dents absentes (unitaires, bridges partiels fixes)



Bridge complet fixes sur implants, stabilisation de prothèse totale)


                                   


Orthodontie


En cas d’échec d’un implant, la dépose de celui-ci et la repose d’un nouvel implant (si elle est possible) ne sont pas facturées (pendant les 2 ans qui suivent la pose).

Remboursement et prise en charge par les mutuelles : La Sécurité Sociale Française ne rembourse pas les implants (acte hors nomenclature) à l’exception, des agénésies dentaires multiples dans le cadre de maladies spécifiques. Mais, il peut y avoir une participation par forfait de certaines mutuelles en France. Il faut ajouter le prix du scanner (non remboursé) au minimum de 130€ à 160 euros environ selon les centres de radiologie ou d’un CÔNE BEAM.

(source  http://www.dentalespace.com/patient/soins-dentaires/)


  1. -Y-a-t-il des risques lors de la réalisation d’implants dentaires?

    Quels sont les risques médicaux ?

Dans la plupart des cas, les implants sont posés sous anesthésie locale au cabinet dentaire. Les risques médicaux sont ceux de la chirurgie dentaire en général. Sur un patient en bonne santé, il n'y a pas plus de risques que pour une extraction.

    Quels sont les obstacles anatomiques (zones à ne pas léser) ? 

Ils sont différents entre le maxillaire supérieur et le maxillaire inférieur 


Maxillaire supérieur : 

Le maxillaire supérieur est un os présentant une importante cavité remplie d'air : le sinus maxillaire situé au dessus des molaires et prémolaires. 

Le principal risque est  l'effraction de ce sinus par un  forage trop profond.

Ce n'est pas grave. Dans la majorité des cas, la cicatrisation joue son rôle. Il n'y a aucune conséquence post-opératoire.

Quand il n'y a pas suffisamment d'os, on peut combler partiellement le sinus avec des matériaux de substitution: technique de Sinus Lift.

 

Maxillaire inférieur :

Le principal obstacle anatomique est le nerf dentaire inférieur (NDI) qui chemine à l'intérieur de la mandibule, de la dent de sagesse jusqu'à la canine. 

Cet élément anatomique ne doit pas être lésé. Les conséquences peuvent être très génantes pour le patient.

En effet, ce nerf assure la sensibilité des dents, d'une partie de la cavité buccale, et de l'hémi-lèvre inférieure du même côté. Sa lésion peut provoquer des hypo-sensibilités temporaires ou définitives de la lèvre inférieure et de certaines dents.


Les risques sont donc plus importants au niveau du maxillaire inférieur que du maxillaire supérieur mais ils restent très limités si le praticien a effectué une planification précise de la chirurgie et de la prothèse.


L'examen CONE BEAM permet de repérer ces obstacles et de mesurer la hauteur d'os disponible.


   2- Y-a-t-il des échecs?

Le 100% de succès n'existe pas.

Le taux d'échec ne représente que 5% des implants posés. Cette statistique est valable dans le monde entier.

En cas d'échec, on remplace l'implant qui n'a pas pris par un autre. Ce deuxième implant reposé au même endroit que le premier a de nouveau un taux de succès de 95%.


© Docteurs Fleur et Florian NADAL