La chirurgie buccale

L’avulsion des dents de sagesse

 

C’est probablement l’intervention chirurgicale emblématique de la spécialité. Elle peut être motivée :

- par le manque de place sur l’arcade et par les désordres orthodontiques que leur tentative de mise en place génère.

 - par la survenue de phénomènes inflammatoires ou infectieux de la gencive de voisinage qui peuvent être graves ; c’est la péricoronarite.

 - par la prolifération anormale du sac péricoronaire qui entoure la dent pouvant fragiliser l’os ou s’infecter lui-même.

 

Le geste peut être réalisé au fauteuil sous anesthésie locale en plusieurs séquences, ou au bloc opératoire en une fois sous anesthésie générale ; le choix est dicté par :

- la difficulté opératoire

- le contexte clinique

- le désir du patient


L’exerèse des kystes


La chirurgie endodontique (résection apicale)


La plupart du temps, le traitement canalaire classique donne de très bons résultats et ne nécessite plus d’autres interventions ultérieures. Cependant, dans un certain nombre de cas, une dent peut ne pas guérir ou se réinfecter, et cela, plusieurs mois ou même plusieurs années après un traitement endodontique réussi.

  1. La chirurgie peut donc aider à conserver votre dent .
  2. Il peut également arriver qu’une calcification puisse rendre le canal radiculaire trop étroit pour les instruments endodontiques. Auquel cas, il peut être possible d’effectuer une chirurgie endodontique afin de nettoyer correctement et de sceller le reste du canal.

Bien qu'il existe de nombreuses interventions chirurgicales qui puissent être réalisées afin de sauver une dent, la plus commune est appelée : « apicectomie » ou «résection apicale».

Lors de cette intervention, le praticien incise la gencive près de la dent pathologique afin de visualiser l’os environnant et d'enlever tous les tissus enflammés ou infectés. L’extrémité de la racine est également éliminée (environ 3mm).


La traction orthodontique des canines incluses


Les canines de par leur taille, leur développement plus lent, et leur chemin d’éruption plus long à parcourir ont parfois du mal à se faufiler entre les autres dents pour prendre place dans l’arcade dentaire.
Il arrive donc que leur parcours soit dévié vers l’extérieur (côté de la joue) ou à l’intérieur vers le palais.
On constate également parfois que les canines peuvent rester emprisonnées dans l’os de la mâchoire.
On appelle ce phénomène : des canines incluses.


Quelles sont les conséquences ?


• Les conséquences seront principalement d’ordre esthétique car si la canine reste incluse il y a aura à la place soit une dent temporaire (plus petite) soit un espace important entre l’incisive latérale et la première molaire.
En l’absence de canines bien positionnées dans l’arcade, il peut y avoir également des problèmes fonctionnels et une usure prématurée des autres dents.


• Enfin, des kystes, tumeurs ou autres pathologies peuvent apparaitre.

© Docteurs Fleur et Florian NADAL